11 novembre 2009
En collaboration avec l’Université de Cambridge et le projet ANR “Anthropologie de l’art: création, rituel, mémoire”, se tiendra les mercredi 16, jeudi 17 et vendredi 18 décembre à Cambridge un colloque intitulé:
“Figuring the invisible. An anthropology of uncanny encounters”
et organisé par Grégory Delaplace, Carlo Severi et Julien Bonhomme.
Vous trouverez toutes les informations concernant ce colloque en cliquant sur ce lien.
Publié dans Anthropologie et pragmatique, Art • Rituel • Mémoire.
11 novembre 2009
Dans le cadre du séminaire “Anthropologie de la mémoire” organisé par Carlo Severi,
Julien Bonhomme (musée du quai Branly) présentera son livre:
Les Voleurs de sexe. Anthropologie d’une rumeur africaine (Seuil, 2009)
le mercredi 9 décembre de 14h à 16h au musée du quai Branly (salle de cours 2).
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4 juin 2009
À l’occasion de la parution du livre d’Alfred Gell, L’art et ses agents. Une théorie anthropologique, traduction française d’Art & Agency. An anthropological theory (1998), aux Presses du réel, le département de la recherche du musée du quai Branly organise une présentation - débat en présence le Vendredi 12 juin 2009 à 18h au salon de lecture Jacques Kerchache du musée.
Il s’agira de discuter de l’actualité et des débats que le livre de Gell a contribué à soulever en anthropologie et en histoire de l’art. La discussion sera lancée par une brève introduction croisée d’un anthropologue (Olivier Allard, University of Cambridge) et d’un historien d’art (Philippe-Alain Michaud, Centre Pompidou). Seront également présents (liste non exhaustive) Maurice Bloch, Philippe Descola, Carlo Severi, Thierry Dufrêne, Ludovic Coupaye, Denis Vidal, Brigitte Derlon, Monique Jeudy-Ballini…
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4 juin 2009
À l’occasion de la parution du livre Traditions et temporalités des images, dirigé par Giovanni Careri, François Lissarrague, Jean-Claude Schmitt & Carlo Severi (éditions de l’EHESS, 2009), le département de la recherche du musée du quai Branly organise une présentation - débat en présence des auteurs le Vendredi 5 juin 2009, de 18h30-20h, au Salon de lecture Jacques Kerchache du musée.
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6 mai 2009
A l’occasion de l’exposition “Une image peut en cacher une autre” qui se tient au Grand Palais du 8 avril au 6 juillet 2009, une journée d’études autour du thème de l’ambiguïté visuelle est organisée le 6 mai à partir de 14 heures au musée du quai Branly par Carlo Severi, Thierry Dufrène et Denis Vidal, en présence du commissaire de l’exposition, Jean-Hubert Martin.
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27 avril 2009
Dans le cadre du séminaire “Anthropologie de la mémoire” organisé par Carlo Severi,
François Berthomé (doctorant, EHESS) présentera son travail sur:
Les évanouis. Analyse des ressorts interactifs de la transe dans la cérémonie garifuna du dügü (Bélize)
le mercredi 29 avril de 14h à 16h au musée du quai Branly (salle 2).
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7 avril 2009
Dans le cadre du séminaire “Traditions iconographiques et mémoire sociale“ organisé par Carlo Severi, Denis Vidal et Giovanni Careri,
Johannes Neurath (professeur au musée national de Mexico) a donné une conférence intitulée:
Entre ritual y arte: anacronismo, pathos y fantasma en los medios de expresion huicholes
le jeudi 2 avril de 18h à 20h au musée du quai Branly.
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3 avril 2009
La matinée du 3 avril 2009 a été consacrée à un atelier de travail organisé par Julien Bonhomme et Carlo Severi au musée du quai Branly. L’atelier a notamment porté sur la problématique, les thématiques, le calendrier et les perspectives de recherche dans le cadre du projet ANR.
Étaient présents : François Berthomé, Julien Bondaz, Emmanuel de Vienne, Grégory Delaplace, Pierre Déléage, Arnaud Halloy, Roberto Limentani, Sophie Moiroux, Tommaso Montagnani, Johannes Neurath, Sarah Shroukh, Charles Stépanoff, Margarita Valdovinos.
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23 mars 2009
Pierre Déléage
Chargé de recherche au Laboratoire d’anthropologie sociale
présentera une communication sur le thème
Les hiéroglyphes micmacs
L’historien Ignace J. Gelb estimait, dans son ouvrage A Study of Writing, qu’une écriture purement logographique, c’est-à-dire dénuée de composants phonographiques systématisés, n’avait jamais existé. Il considérait impraticable la mémorisation de “milliers de signes pour des milliers de mots” et en concluait qu’un système logographique n’aurait pu être qu’extrêmement instable. Son argument a été unanimement accepté et il est indéniablement vrai en ce qui concerne les quatre grandes écritures originelles (mésopotamienne, égyptienne, chinoise, maya) qui étaient toutes soit logo-syllabiques, soit logo-consonantiques. Les hiéroglyphes des Micmacs (groupe algonquien du Nord-Est de l’Amérique du Nord) forment cependant un contre-exemple intéressant : il s’agit d’une écriture logographique qui demeura stable pendant un peu plus de deux siècles (de 1677 à la fin du 19e siècle). Cette écriture s’est constituée à l’intersection de l’écriture phonographique des missionnaires catholiques et des divers procédés pictographiques des Amérindiens de la région. Nous étudierons les conditions très particulières de sa stabilisation et montrerons que cette technique d’inscription, loin d’être isolée, a été inventée à plusieurs reprises, dans des contextes similaires d’évangélisation, au Mexique, dans les Andes et au Canada.
Pour télécharger le document qui correspond à la communication, cliquez ici.
Discutant : Carlo Severi
Mercredi 8 avril de 14h à 16h
Salle 2, Musée du quai Branly, 218 rue de l’université, 75007 Paris
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17 mars 2009
Longtemps associés aux travaux classiques de Frances A. Yates, les arts de la mémoire de la tradition occidentale ne reflètent cependant plus, pour les historiens d’aujourd’hui, la survivance d’une conception «magique» du monde. Adoptant une perspective proche de l’anthropologie sociale, Mary Carruthers et Lina Bolzoni ont plutôt proposé de considérer les artes memorandi comme des techniques de «fabrication» de la pensée, orientant un vaste ensemble de pratiques liées à la mémorisation et à l’imagerie mentale. En fait, étudier la mémoire, c’est toujours étudier une pensée à l’œuvre. La recherche sur le terrain a ainsi fait apparaître l’existence de plusieurs autres types de techniques mnémoniques, en Océanie, en Afrique et en Amérique. Nous formulons ainsi l’hypothèse qu’une logique de la mémorisation par l’image oriente nombre de traditions jusqu’à présent appelées «orales». Il s’agira donc de reconstruire, en dialogue avec les enquêtes des historiens, une anthropologie de ces arts de la mémoire. Autant dans ses formes antiques que médiévales, le cas occidental apparaîtra en définitive comme l’une des formes possibles d’une série idéale de techniques d’exercice de la pensée conduisant à la mise en place d’une tradition.
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Publié dans Arts de la mémoire.
16 mars 2009
L’acte verbal n’est pas seulement pris dans une interaction sociale, il peut en être la source, l’instrument ou l’enjeu. Cet aspect pragmatique de la parole a depuis longtemps intéressé les anthropologues, dans la mesure où l’on peut dire que le sens d’une proposition est pleinement comparable à un acte efficace. Cette intuition forte est pourtant restée sans véritable écho ou, du moins, n’a jamais été entièrement prise au sérieux. L’enjeu de la rencontre entre linguistique et anthropologie porte sur la définition du concept de « contexte » : strictement limité aux moyens linguistiques d’expression pour les uns, il est nécessairement élargi à d’autres formes de communication pour les autres. Comment, par conséquent, imaginer un style d’analyse capable d’inclure les acquis techniques de l’analyse des linguistes, mais aussi de tenir pleinement compte de l’apport des moyens de communication non linguistiques ? Comment articuler une approche fondée sur l’identification des indices linguistiques du contexte et une approche centrée sur l’étude des modalités sociales de l’interaction ? Et peut-on à partir de cette perspective croisée jeter un regard nouveau sur la communication rituelle ?
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Publié dans Anthropologie et pragmatique.
16 mars 2009
Une anthropologie de l’art n’est pas séparable d’une anthropologie du rituel, comme Alfred Gell l’a bien montré. Nous nous proposons ainsi d’étudier les relations sociales spécifiques que les agents d’une société établissent à travers la production d’objets, de substances et d’images. La prise en compte des dimensions pragmatiques et performatives des artefacts est de ce point de vue essentielle. En effet, les objets ne sont pas de simples supports inertes d’un symbolisme, mais constituent de véritables moyens d’agir sur autrui, des dispositifs complexes de médiations investis de sens, de valeurs, d’intentionnalités spécifiques. L’« agentivité » attribuée aux objets repose sur la mise en place d’identités complexes résultant de l’établissement de relations rituelles et non d’une prétendue tendance universelle à l’anthropomorphisme. Il faut donc chercher à définir le type d’identité qui se trouve transféré sur les objets, ainsi que les types de relations rituelles (d’autorité, d’action thérapeutique, d’influence ou d’identification) que l’on peut entretenir avec eux.
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Publié dans Objets et action rituelle.
16 mars 2009
Parmi les innovations rituelles au sein des sociétés dites à tradition orale, l’écriture tient sans conteste une place d’importance. Il peut s’agir aussi bien de l’invention d’un nouveau script que de la réappropriation d’une graphie déjà existante. Ainsi les « prophétismes scripturaires » s’appuient souvent sur un usage iconique de l’écriture qui sert avant tout à manifester l’autorité charismatique du prophète. Loin d’être le reflet d’une pensée magico-religieuse immuable, l’idéologie de l’écriture qui sous-tend ces usages rituels est inséparable de la situation dans laquelle elle prend sens. L’écriture n’est en effet pas une technologie cognitive neutre qui produirait partout et toujours les mêmes effets : elle s’inscrit nécessairement dans un contexte social, culturel et historique qui lui donne forme. Technique de pouvoir autant que de savoir, l’écriture est intimement associée à ces deux pivots du pouvoir colonial que sont la mission et l’administration. En l’intégrant à leurs traditions religieuses, les spécialistes rituels cherchent ainsi à s’approprier par mimétisme les pouvoirs de l’écriture.
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Publié dans Écritures rituelles.
16 mars 2009
En sus du message religieux qu’ils délivrent, les mouvements prophétiques impliquent également bien souvent des actes d’invention d’images. En effet, de nouvelles techniques d’expression, de diffusion et d’argumentation sont mises en œuvre afin de stabiliser doctrines et dispositifs rituels. De ce point de vue, il convient d’envisager comment des formes de légitimation, des types de discours, des configurations iconographiques ou des techniques d’inscription sont associés par les acteurs de ces mouvements afin de transmettre à des audiences souvent culturellement diversifiées un nouveau répertoire narratif et rituel qui puisse à la fois capturer leur imagination et susciter le prosélytisme. Nous entendons ainsi rouvrir le dossier des mouvements prophétiques en nous penchant avant tout sur les contenus qu’ils parviennent à diffuser (plutôt que sur les circonstances de leur apparition) afin de mieux comprendre comment une innovation devient une tradition ou, au contraire, échoue à se stabiliser.
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Publié dans Image prophétique.